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       Journée culturelle libanaise                                                    1998

 

 

 

LE 29 NOVEMBRE DERNIER AVAIT LIEU A' VANCOUVER LA JOURNEE CULTURELLE LIBANAISE ,QUI SE TIENT COMME A'  TOUS LES DEUX ANS DEPUIS 8ANS . POUR L'OCCASION ,UNE CENTAINE DE MEMBRES DE LA COMMUNAUTE' LIBANAISE DE VANCOUVER ET DES ENVIRONS SE SONT RASSEMBLES AU PLANETARIUM MACMILLANPOUR Y CELEBRERLEUR HERITAGE ET LEUR CULTURE . LE PUBLIC ETAIT LUI 

AUSSI CORDIALEMENT INVITE'  A' PRENDRE PART A' L'EVENEMENT.

 

 

Le tout était organisé par la Société libano- canadienne de la Colombie- Britannique , un organisme qui veille à promouvoir et à conserver la culture libanaise .L'organisme compte un peu plus de 100 familles /membres pqrmi lesquelles un bon nombre de francophones ." La langue officielle du Liban est l'arabe , mais  on y parle aussi le français et l'anglais ," explique Dr Nick Kahwaji , président de la société .

 

 Durant la journée culturelle , plusieurs activités étaient au programme : jeux , démonstrations en direct de la fabrication , " à l'ancienne " du markouk , le pain traditionnel libanais . De plus une exposition de différents objets , évoquant la culture libanaise était offerte aux visiteurs . A l'honneur : art oeuvres artisanales , objets typiques , livres , journaux et revues . Un souper , au Confederation Community Center for the Retired , clôturait l'évènement .Durant cette soirée , quelques membres de la Société ont été honorés pour leurs loyaux services en présence , entre autres ,

                                                                                                du président de l' Union Libanaise Culturelle Mondiale , M. Naji Naim.

    De plus les festivités de la journée libanaise comprenaient la présentation du film Lebanon... Imprisoned Splendour de Daisy Gedeon ( une Libano-Australienne ) et mettant en vedette Omar Sharif ; lui aussi originaire du Liban .Avec ce documentaire , la cinéaste nous invite , à travers l'oeil de la caméra , à parcourir le Liban , ce pays qui a connu une situation de guerre il y a une dizaine d'années .Elle présente le pays qui l'a  vue naître , ses habitants , tout en offrant une vue d'ensemble des fondements de la culture et de l'histoire très riche de ce pays .

 

Et cette richesse culturelle , les quelques 2500 libanais qui vivent en Colombie - Britannique la conserve dans leur coeur comme un trésor précieux .Ils sont à la fois fiers de leur héritage et de leurs racines et fiers de faire partie du paysage canadien autant du côté francophone qu'anglophone ." En tant que Libano -Canadiens , nous sommes capables de maintenir un sens de l'héritage , en même temps que de bénificier de la paix , de la stabilité et de la fortune du Canada ", nous dit Ali k. Abdolall, 18 ans fils du vice président de la société Libano- Canadienne de la Colombie - Britannique .

 

  Outre la journée culturelle , plusieurs activités à caractère social sont organisées par la Société Libano- Canadienne tout au cours de l'année , telles que des piques- niques et des soirées diverses .La  Société publie aussi une revue  Ici , là et là-bas ,publication trimestrielle qui est écrite en trois langues ( arabe , français et anglais ) .

 

Le film Lebanon ...Imprisoned  Splendour  est disponible ( en version anglaise seulement ) auprès de la Société Libano- Canadienne de la Colombie - Britannique en téléphonant au: (604) 469-1861.

 

 

 

 

 

 

 

Pain traditionnel libanais : un délice !

Ce n'est pas tous les jours qu'on est invité à assister à une démonstration " à l'ancienne " de fabrication du " markouk" , ce pain traditionnel typiquement libanais qui ressemble à du pita ... surtout quand on habite la Colombie - Britannique !Le tout a été rendu possible lors de la journée culturelle libanaise , qui avait lieu en novembre dernier à Vancouver .

 

   C'est donc en compagnie de Fadia , Khadija et Najwa , 3 canadiennes d'origine libanaise , que j'ai été initiée aux différentes étapes de la fabrication du markouk . "C'est ma mère qui m'a enseigné comment faire alors que j'avais 12 ans .Je m'en souviens , j'étais trop petite pour atteidre le saj( four à bois spécialement conçu pour cuire le markouk)" , confie Fadia après avoir déposé la pâte à cuire le feu .

 

 Cuisiner le markouk , c'est un travail d'équipe qui requiert plusieurs mains habiles .La première étape , c'est la préparartion de la pâte qu'on fait habituellement la veille . Le jour , après s'être assuré que le four est suffisamment chaud , on commence à pétrir la pâte .Khadija prend la boule de pâte et , avec les mains , en fait une petite galette . Puis elle l'a déposé en face de najwa qui l'applatie encore plus avec le bout de ses doigts .

 

 Vient ensuite le tour de Fadia qui fait tourner la pâte sur sa main et son avant -bras dans un mouvement circulaire spectaculaire en alternant d'un bras à l'autre .La voir faire est un vrai spectacle en soi . Son savoir -faire ajoute à la beauté des gestes . Elle est tellement habile répétant les mêmes gestes pendant des heures qu'à la voir faire la fabrication du markouk a presque l'air facile."

 

 

Lorsque la pâte est assez mince et a atteint proportion gigantesque , les femmes étalent le markouk sur un genre de coussin qu'on nomme le cara, puis rabat le tout sur le four ( le saj) pour quelques minutes .Une fois cuit , le pain change de mains une fois de plus pour se faire garnir de labneh , une sorte de fromage à la crème libanais et de zaatar , un mélange d'huile d'olive , de thym , de sumac et de graines de sésame . Le markouk est plié puis roulé et enfin prêt à la dégustation !

 

Les secrets de préparation traditionnelle du markouk se transmettaient de mère en fille , d'une génération à l'autre. Le Dr Kahwaji , président de la Société canado - libanaise de la Colombie - Britannique explique : " Autrefois , la mère, la grand-mère , les soeurs , les belles -soeurs de la famille se réunissaient pour faire le pain .La méthode de fabrication n'était pas enseigné à l'école . Les plus jeunes apprenaient en obseravnt ."

 

" Quand j'étais petite , c'était la seule sorte de pain qu'on mangeait ,rappelle Fadia . Il n' y avait pas de pâtisserie , alors on faisait des réserves pour quelques semaines , car le markouk , bien qu'il soit excellent servi chaud , n' a pas besoin de se manger frais ." Amal Chebaya , qui est d'origine libanaise et habite Vancouver depuis 12 ans , ajoute que désormais les traditions de fabrication ont beaucoup changé : "Maintenant , le markouk est fait à la machine .On en retrouve partout à Beyrouth ,c'est très populaire ."

 

Malheureusement , le markouk n'est pas encore disponible à Vancouver .Il faudra probabalement attendre la prochaine journée culturelle libanaise , dans deux ans , pour pouvoir goûter à ce fameux pain traditionnel .   

    

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